Date : 04-09-2010
Pays de Saugues en Margeride
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Plein les yeux
Si la Margeride s’étend sur trois départements : le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère, le Pays de Saugues occupe quant à lui la partie orientale de ce vaste plateau granitique.
Blocs de granite, vastes prairies, pentes boisées, tourbières, sommets enneigés, … les paysages de la Margeride paraissent aujourd’hui immuables pourtant depuis des siècles l’action combinée de la nature et de l’homme n’a de cesse de les faire évoluer.
Le graniteComme les Alpes, le massif de la Margeride est âgé seulement de 10 millions d’années. En revanche, le granite, roche qui le compose est vieux de 320 millions d’années. Ce granite porphyroïde recouvre une grande partie du massif, il est remarquable par son homogénéité et la présence de grands cristaux de feldspaths comparables aux dents de chevaux.
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L’eauLa présence de l’eau marque le paysage margeridien et lui donne un caractère particulier. Si certains cours d’eau comme la Seuge terminent leur course à travers des gorges encaissées charriant des blocs de granite pour rejoindre l’Allier. Sur le plateau, leurs lits serpentent au milieu des pâturages de méandres en moulins.
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Une nature préservée
Occupé et modelé par l’homme depuis le néolithique, le plateau n’en garde pas moins une diversité paysagère, à l’origine d’une richesse faunistique et floristique très variée.
Les tourbièresLes tourbières inexploitées de Margeride ont conservé des végétaux remarquables et rares, hérités des dernières périodes glacières comme le bouleau nain. Ce petit arbuste fait à lui seul tout l’intérêt des tourbières de Margeride car il est principalement répandu dans les tourbières d’Europe du nord. On trouve la Drosera, petite plante carnivore, qui se nourrit de petits insectes, palliant ainsi à la pauvreté du sol.
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L’avifauneLes falaises abruptes et impénétrables, les landes à genêts ou les vastes hêtraies-sapinières abritent de nombreuses espèces d’oiseaux parmi lesquels on retrouve le circaète-Jean-le-Blanc, rapace emblématique des gorges de l’Allier sui se nourrit presque exclusivement de reptiles d’où son nom d’aigle mangeur de serpents, le pic noir, le hibou Grand Duc ou la petite chouette de Tengmalm, …
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Au fil de l’histoire
Géologie, altitude, climat, situation géographique : aux confins du Gévaudan, du Velay et de l’Auvergne, … les explications et les événements ne manquent pas pour renforcer l’identité de ce territoire où rode encore le souvenir de la Bête du Gévaudan.
La Bête du GévaudanLes faits sont là, attestés par de nombreux documents d’époque tels les registres paroissiaux, ou les témoignages de personnes l’ayant approchée ou aperçue, la Bête du Gévaudan a bien existée. De 1764 à 1767 on lui attribut plus de 100 décès, tous des femmes et des enfants. D’une psychose locale obligeant les autorités civiles et religieuses à mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour ce débarrasser de ce fléau, des plus banals (pièges, battues, …) au plus exceptionnels (prières collectives, …), la Bête est rapidement devenue une affaire d’Etat.Le Roi enverra même son porte arquebuse, qui après bien des chasses infructueuses finira par tué un gros loup en septembre 1765. Mais les massacres ne tardent pas à reprendre et il faut attendre le 19 juin 1767 pour que Jean Chastel, un paysan de la Besseyre-Saint-Mary, tue définitivement la Bête. Lorsqu’il arrive à Versailles, la Bête est dans un tel état de putréfaction que Louis XV ordonne son enfouissement immédiat dans les jardins du château. De cette Bête, il ne reste rien d’où une interrogation persistante sur la nature de cette capture. Ce mystère a passionné et passionne encore nombre de contemporains de la Bête qui cherchent à percer le mystère de la Bête.
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Le Mont MouchetEn 1944, sur les hauteurs de la Margeride, le Mont Mouchet (1497 mètres d’altitude) devient un des hauts lieux de la Résistance avec la constitution du deuxième maquis de France, après celui du Vercors. L’objectif était de retarder par tous les moyens, la jonction des troupes allemandes du Sud avec celles de Normandie afin de faciliter l’avance des Alliés …
Aujourd’hui, le Musée de la Résistance du Mont Mouchet témoigne de cette période de l’Histoire de France en présentant une collection d’objets retraçant la Seconde Guerre Mondiale, de l’occupation à la libération.
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Made in Saugues
La cueillette (champignons, myrtilles, lichens, narcisses, …) tient une place importante en Margeride. Activité économique principale ou complémentaire, moment de détente ou de plaisir, c’est un élément important de la vie des Saugains.
Les champignonsLa cueillette des champignons : cèpe et girolle est la plus généralisée, mais depuis quelques années de nouvelles espèces moins connues : griset, charbonnier, canarie ou tricholome sont de plus en plus recherchées. La vente des champignons coupés en lamelles et séchés s’effectue traditionnellement aux foires d’automne à Saugues. Cette activité a généré le développement d’entreprises de négoce et de conditionnement dont certaines sont reconnues sur le plan national et donc très importante pour l’économie locale.
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Lichen et narcissesDepuis les années 1950, le lichen « mousse d’arbre » et le narcisse sont ramassés en Margeride pour être utilisés par les parfumeurs français. Si la cueillette du lichen reste marginale car contraignante, celle du narcisse fait l’objet de toutes les attentions de la part des cueilleurs, des collecteurs et des transformateurs, même si elle régresse ces dernières années du fait de l’utilisation, de plus en plus importante, des produits de synthèse dans l’élaboration des parfums.
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Un pays en marche
Communauté de Communes du Pays de Saugues
Mairie
Rue de l'Hôtel de Ville
43170 Saugues
Tél. : 04 71 77 71 36 / Fax : 04 71 77 66 40
Le patrimoine du pays
AUVERSEglise des XIXe et XXe siècles. Plusieurs croix à Nozeyrolles et à l’entrée des villages d’Auvers, Chanteloube et Lair. La Sogne d’Auvers est le Lieu-dit ou la fameuse bête du Gévaudan a été tuée. On peut y voir une statue de la Bête en bronze de Philippe KAEPPLIN et visiter la Maison de la Bête (expositions temporaires).
LA BESSEYRE-SAINT-MARYRuines du château du Besset des XIVe et XVIe siècles. Eglise ancienne. Stèle dédiée à Jean CHASTEL qui tua la Bête le 19 juin 1767. Château de Chamblard. Vestiges d’une maison forte à Pompeyrin.
CHANALEILLESEglise avec imposant clocher peigne. Vierge en Majesté. Croix sculptée du XVe siècle dans le cimetière. Plusieurs maisons sculptées dans les hameaux du Villeret et de Fraisse. Ferme du Sauvage. Fontaine de Saint-Roch à l’Hospitalet.
CHARRAIXEglise du XIXe siècle avec peintures murales des XVIe et XVIIIe siècles. Croix à boules de granite du XIXe siècle. Rocher de Bounou, vestiges de l’ancien château de Rochelaure construit sur un tore granitique. Cascade de la Besque.
CROISANCESEglise des XIIe et XIIIe siècles avec chapiteaux et modillons sculptés. Chapelle du prieuré de Verreyrolles du XIIe siècle.
CUBELLESEglise à clocher peigne. Vus sur la Seuge et Notre-Dame-d’Estours.
ESPLANTASChâteau avec donjon circulaire du XIIIe siècle. Eglise du XVe siècle avec clocher peigne.
GREZESEnceinte avec tours rondes et tour polygonale du XIIIe siècle édifiée sur un tore granitique à La Clauze. Calvaire de Roche Montru. Eglise du XIIe siècle avec chapiteaux sculptés. Fenêtres à meneaux et linteaux de portes sculptés.
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MONISTROL-D’ALLIEREglise romane avec groupe sculpté représentant Sainte-Madeleine et le Christ jardinier. Vierge de Notre Dame d’Estours du XIIe siècle. Croix sculptée du XVe siècle dans l’ancien cimetière. Pont construit par la société Eiffel. Site et chapelle de Notre Dame d’Estours. Chapelle Saint-Etienne de Douchanez. Chapelle troglodytique de la Madeleine sur le chaemin de Saint-Jacques de Compostelle. Habitat troglodytique et orgues basaltiques à Escluzels et Freycenet.
SAINT-PRIVAT-D’ALLIEREglise du XIIe siècle remaniée au XVe siècle. Château dominant le village (privé). Château de Mercoeur avec donjon du XIIIe siècle (privé). Chapelle de Rochegude sur le chemin de Saint-Jacques, vestiges d’une tour seigneuriale.
SAINT-PREJET-D’ALLIEREglise ancienne. Pont siphon (aqueduc). Barrages de Pouzas et de la Valette.
SAINT-VENERANDEglise à clocher peigne. Château du Fort (privé).
SAUGUESTour des Anglais du XIIIe siècle/ Collégiale avec Vierge en Majesté du XIIe siècle et pietà du XVIe siècle en bois polychrome. Chapelle des Pénitents Blancs (procession le jeudi saint). Chapelle de Notre Dame de Beauregard. Cénotaphe du Général Anglais. Calvaire de Péchamp. Diorama Saint-Bénilde. Musée Fantastique de la Bête du Gévaudan. Site archéologique de Montchauvet. Châteaux privés de Servières, Beauregard, Ombret et Les Salettes. Fontaine Saitn-Clair à Brangères. Plan d’eau (baignade, pêche). Vallée de la Seuge.
THORASEglise du XIXe siècle accolée au château du XVe siècle (privé). Foire annuelle de la Saint-Barthélémy le 25 août.
VAZEILLES-PRES-SAUGUESVestiges du château du XIVe siècle. Eglise à clocher peigne avec Christ en cuivre réalisée par Lucien GIRES en 1977.
VENTEUGESEglise et calvaire du XIXe siècle. Ruines du château de Meyronne du XIIIe siècle. Maison de La Fagette (privée).
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